Des livres qui ont marqué Jessica Fièvre…

Ticket Magazine | Publié le : 29 juin 2012

«Écrire, c’est brûler vif, mais c’est aussi renaître de ces cendres »
Oscar Wilde.

Jessica Fièvre naît le 29 avril 1981 à Port-au-Prince. Depuis 2002, elle vit en Floride. À 16 ans, Jessica se fait remarquer par la publication d’un premier ouvrage, Le Feu de la vengeance, romanmystère empreint de réalisme, témoignage d’une Haïti bouleversée après Duvalier. En plus de ses romans, Jessica Fièvre est l’auteure de nombreux textes pour de jeunes lecteurs. Elle publie également des nouvelles en anglais et en français, dans diverses revues américaines. Elle poursuit des études en Création littéraire à la Florida International University, enseigne le français et l’anglais à la Nova Middle School à Davie, et travaille depuis plusieurs années à titre de traductrice et interprète. Elle est secrétaire de Women Writers of Haitian Descent, Inc., une organisation à but non lucratif établie en Floride pour encourager le développement des femmes-écrivains d’origine haïtienne.

L’oeuvre de Jessica Fièvre traduit l’essentiel du réel haïtien à travers un halo de mystère projeté sous le couvert d’un imaginaire exubérant et inavoué. Les livres qui l’ont marquée… »

«Ah, difficile de choisir cinq titres parmi les tonnes de livres que j’adore. J’essaie de lire au moins 25 livres par année, et tant d’histoires me font plaisir ! Bof, puisqu’il faut vraiment décider…

Dracula, de Bram Stoker
Ce roman a donné au mythe du vampire ses lettres de noblesse ; il reste la quintessence du genre. Quelle ambiance! Cimetières, chapes de brouillards et nuits glaciales, chauve-souris, meutes de loups, masses de rats aux yeux de feu… J’adore ! En fait, j’aime les trucs qui donnent tellement les jetons qu’on n’ose plus éteindre la lampe de chevet la nuit.

La chambre de Giovanni, de James Baldwin
Un roman douloureux, dérangeant et provocateur, qui se passe à Paris, dans les années 1950. C’est l’histoire de David, un jeune Américain qui découvre la désolation d’une homosexualité qui refuse de s’assumer. J’aime ce héro tourmenté, déchiré entre son attirance pour Giovanni, le bel Italien, et la pression exercée par une société patriarcale. Dans ce roman : éros et thanatos.

Le diable dans un thé à la citronnelle, de Gary Victor
Un livre qui se lit avec plaisir. Difficile de le fermer entre deux séances de lecture. Je cite celui-ci parce que c’est mon préféré, mais en fait j‘aime tous les livres de Gary Victor. Après tout, ce n’est pas sans raison que je suis la responsable de son fan club sur Facebook !

Ma cousine Rachel, de Daphné du Maurier
Rachel a-t-elle tué son mari Ambroise? Après plus de dix ans, je me le demande encore ! Et c’est là que se trouve la réussite de ce livre. Quel suspense psychologique ! Qui est vraiment Rachel, cette jeune femme envoûtante ? Tantôt cajoleuse, tantôt ensorceleuse, elle sait se fait aimer de tous, même des animaux de la maison ! Et puis, le suspens qui monte, qui monte… un vrai régal!

Amour, colère et folie, de Marie Vieux-Chauvet
Je suis fascinée par ce roman à controverse. Et puis, j’aime entendre parler de l’intérêt porté par Simone de Beauvoir au roman, sa publication avortée par Gallimard à la fin des années 60, les rares copies qui ont tout de même circulé, l’édition clandestine et non autorisée près de 40 ans plus tard.»

Péguy F. C. Pierre
peguyfcpierre@gmail.com

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