Julio Fièvre: Un an déjà!

Un an depuis que notre cher ami Julio Fièvre est parti !  Un an depuis que son absence pèse lourd au sein de sa famille. Selon une philosophie Bouddhiste : « L’homme nait seul, meurt seul et c’est lui qui pioche le chemin ».  Le 8 octobre 2012, Julio a arrêté de piocher. Il a décidé que c’était fini.

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Ce grand professeur, très aimé de ses élèves et étudiants, a parcouru tous les échelons de l’enseignement haïtien.  Tout d’abord, au Collège Canado-Haïtien, dans les années soixante-dix, où il fut très apprécié par le Révérend canadien Père Barbe.  Avocat, maître Julio Fièvre a passé quelques années à la basoche de Port-au-Prince et aussi à l’Office du Divorce des Étrangers.   Fiscaliste et économiste de formation,  boursier du gouvernement français, il a fait carrière à la Direction Générale des Impôts et à l’Enseignement Universitaire.  L’éminent professeur Julio Fièvre a enseigné pendant plusieurs décennies à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Port-au-Prince.  Il a été aussi Vice-Doyen de la FDSE pendant environ cinq ans, Vice-Doyen à l’université GOC, et Vice-Doyen à l’Université Notre Dame d’Haïti.  Il a prêté ses services  à l’Institut Supérieur des Sciences Économiques et Commerciales (Chez Durand)  pendant plusieurs années.

Sa fierté était à son apogée lorsqu’il rencontrait ses anciens étudiants affectés aux sphères les plus élevées de l’administration publique et privée, tant en Haïti qu’à l’étranger.

Des problèmes de santé l’obligèrent à ralentir ses activités jusqu’à se retirer par petites touches de la vie publique. Il vivait paisiblement chez lui, à Thomassin, mais, son auditoire et son bâton de craie lui manquaient énormément. Il a laissé des générations de jeunes avec un bagage adéquat pour affronter le monde…

Charles Péguy, dans un poème inspiré d’un texte de Saint Augustin, demande: « Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de ta pensée ? » Non, les liens ne sont pas coupés et nous continuerons de penser à Julio, comme lui, de là où il est, il pense sûrement à nous. Nous lui demandons de continuer de veiller sur sa famille et sur la jeunesse d’Haïti, comme il a si bien su le faire durant son existence.

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